Entente du Partenariat transpacifique (PTP) : le resserrement des contrôles frontaliers est nécessaire

Octobre 2015

Longueuil, le 7 octobre 2015 – Tout en reconnaissant que le commerce international est essentiel à l’économie canadienne et que la signature d’accords commerciaux comme celui du Partenariat transpacifique est importante pour l’économie canadienne, les ÉVQ ont toujours demandé au gouvernement canadien qu’il n’ouvre pas davantage son marché intérieur aux importations de poulet et de dindon.

Le Canada importe déjà plus de poulet que la plupart des pays du PTP réunis, incluant les États-Unis. Or l’entente prévoit que l’accès à nos marchés en provenance des pays signataires passera de 7,5% à 9,6% pour le poulet et de 5% à 7%  pour le dindon. «Ce n’est pas ce que nous souhaitions, mais avec cette entente le gouvernement du Canada assure le maintien de la gestion de l’offre. Par ailleurs, nous attendions depuis longtemps le renforcement des contrôles frontaliers annoncé le 5 octobre dernier par le gouvernement du Canada.  De telles mesures constituent certainement une bonne décision et devront être appliquées rapidement par le gouvernement, tant pour la volaille que pour le secteur laitier» explique Pierre-Luc Leblanc, président des Éleveurs de volailles du Québec. Au cours des dernières années, les ÉVQ ont noté une augmentation significative des importations de volailles en sus des contingents tarifaires découlant principalement de l’importation de poulet faussement identifié comme de la volaille de réforme, de l’utilisation accrue du programme de reports de droit et de l’importation de mélanges définis de spécialités. «Sans une volonté ferme du gouvernement de faire respecter les règlements en vigueur et d’éliminer toutes voies de contournement des contingents tarifaires, les pertes pour les producteurs, pour l’industrie et pour l’économie des régions seraient considérables.» 

Au Québec seulement, l’aviculture représente :

  • 1,718 milliard $ de contribution au PIB;
  • 348 millions $ payés en taxes et impôts;
  • 2 000 emplois à la ferme et 5 500 emplois dans les entreprises de transformation;
  • Des produits locaux de grande qualité, adhérant aux normes les plus élevées, issus d’une agriculture durable, et ce, au goût des consommateurs.

L’appui de nos gouvernements, tant au Québec qu’au Canada, demeure nécessaire afin de préserver ce secteur d’activité, générateur de richesse et d’emplois à travers tout le Québec.

À propos de la Coalition GO5 à laquelle adhèrent les Éleveurs de volailles du Québec

La Coalition GO5 rallie de nombreuses personnes et organisations qui croient en une agriculture forte et un secteur alimentaire prospère au Québec. Elle vise le maintien de la gestion de l’offre au terme des différentes négociations commerciales, nationales et internationales. Cette gestion de l’offre assure aux Québécois une production locale d’œufs, de volailles et de produits laitiers de grande qualité et, aux agriculteurs, un revenu équitable du marché, sans soutien financier du gouvernement. Pour plus de renseignements sur la gestion de l’offre, consultez le site WWW.FORTSETUNIS.CA.

 

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Christian Dauth

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