Yves Roberge

À Saint-Félix-de-Valois, les fermes avicoles se succèdent le long des grandes routes, mais en cette journée glaciale, notre chemin s’est arrêté à celle d’Yves Roberge et de sa famille.

Les Roberge, aviculteurs par passion

C’est par amour et solidarité qu’Yves est devenu aviculteur. Amour, puisqu’il a épousé une fille d’éleveur de poulets et solidarité parce qu’il est venu en aide à la famille de sa conjointe de l’époque alors qu’elle traversait des moments difficiles.

Yves avait à peine 22 ans quand son beau-père Jean-Guy lui a appris les rouages du métier d’aviculteur. « J’avais le plus rigoureux des professeurs » nous a précisé Yves en parlant de la minutie et de la détermination de son mentor. Aujourd’hui, il semble indéniablement reconnaissant de la méthodologie de travail que lui a inculqué cet homme. Ce souci du travail bien fait, Yves l’a aussi transmis à son fils Jason qui reprend tranquillement les rênes de l’entreprise. C’est d’ailleurs avec beaucoup de fierté que les deux aviculteurs font visiter leur site, impeccablement entretenu, qui compte quatre poulaillers, dont trois dédiés à l’élevage de poulet et un voué spécifiquement aux dindons.

En 1965, quand Jean-Guy, le fondateur de la ferme, s’est lancé dans cette aventure avec son premier poulailler, les revenus de l’élevage ne lui permettaient pas de subvenir aux besoins de sa famille et il devait donc travailler également à l’extérieur pour joindre les deux bouts. Heureusement, depuis le début des années 1970, l’instauration du système de gestion de l’offre à travers le pays, lui a permis de vivre de son métier d’aviculteur et de construire les autres poulaillers en 1971, 1975 et 1981.

 La stabilité et la flexibilité qu’offre le métier d’éleveur de volailles ont certainement contribué à influencer Yves dans son choix de carrière. Avec trois enfants à sa charge, Yves a toujours su bien concilier son travail qui le passionne et sa famille qui est au cœur de ses préoccupations. Yves ne cherche d’ailleurs pas à faire croître davantage son entreprise pour l’instant, car il apprécie l’équilibre actuel que lui octroie son travail qui lui laisse suffisamment de temps pour ses loisirs et ses passions. Sa ferme lui permet aussi de s’impliquer dans le comité des éleveurs de dindon qui assure la progression des dossiers de la mise en marché du dindon au Québec et au Canada.

Le passage du flambeau

De son côté, Jason Roberge, âgé de 29 ans, ne pensait pas nécessairement marcher dans les traces de son père. À l’aube de la vingtaine, il s’est plutôt lancé dans des études en maintenance industrielle au Cégep du Vieux-Montréal et a ensuite œuvré dans ce domaine pendant près de 6 ans. Après ces années passées en ville, l’appel de la nature et de la campagne l’a conduit sur les terres familiales aux côtés de son père.

Aujourd’hui, Yves et Jason forment un duo très complémentaire. Yves s’occupe davantage du travail administratif tandis que Jason assure la gestion des opérations et la réparation des bris mécaniques. Comme Yves aimerait se retirer dans un avenir rapproché et passer le flambeau à la génération suivante, il délègue de plus en plus de tâches à son fils qui est d’ailleurs premier répondant pour les alertes mécaniques de la ferme. L’entreprise familiale compte également sur la participation de Simone, la femme de Jean-Guy, le fondateur de la ferme. Ayant sa résidence sur la terre aux côtés des poulaillers, Simone était auparavant assez impliquée dans l’élevage de volailles aux côtés de son époux. Aujourd’hui, elle prend part au quotidien d’Yves et de Jason que ce soit pour assurer quelques tâches administratives ou pour leur concocter de petits plats.

Des poulaillers modernes

La ferme des Roberge se distingue nettement par son équipement technique qui permet de pratiquement tout gérer à distance. Un système sophistiqué de caméras permet aux propriétaires de voir l’état du cheptel en direct en tout temps, à partir de leur téléphone intelligent. À ce dernier, s’ajoute aussi leur système de surveillance automatisé de poulailler aussi lié à leur téléphone portable et qui les tient informés de toutes les particularités des différents poulaillers comme le taux d’humidité, le pourcentage d’utilisation des ventilateurs, l’état du système de chauffage et plus encore. Pour favoriser l’économie énergétique des poulaillers, les Roberge utilisent également un système d’échangeurs d’air.

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