Programme d’aide à la relève – Édition 2021 lancée

Les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ) lance l’édition 2021 du Programme d’aide à la relève, un programme visant à favoriser l’essor de la relève avicole du Québec.

Dans le cadre de ce programme destiné à l’élevage de poulet, les EVQ sélectionnent chaque année cinq entreprises et prêtent à chacune d’elles un quota de 300 m2. La sélection se fait par tirage au sort parmi les candidatures valides dans chacune des cinq régions, à raison d’un prêt par région. Seule une entreprise exploitée par une personne physique, une société par actions ou en nom collectif est admissible à ce programme.

Les entreprises intéressées doivent transmettre aux EVQ, entre le 1er et 30 novembre 2021, un formulaire de demande dûment rempli, signé et assermenté par la personne autorisée et par tous les actionnaires ou associés, le cas échéant, et accompagné des documents requis. Un guide d’information ainsi que le formulaire de demande sont disponibles sur la page Programme de relève.

Les Éleveurs de volailles du Québec vous encouragent à postuler et ainsi poursuivre vos rêves. Construisons, ensemble, le futur de la filière avicole !

Représentation schématisée des différences entre un prébiotique, un probiotique et un antibiotique.

Un prébiotique ne contient que la molécule ayant des effets positifs sur le microbiote intestinal (bactériocine dans ce cas-ci). Un probiotique contient le ou les microorganismes producteurs de la molécule d’intérêt. Un antibiotique contient une molécule inhibant la croissance de microorganismes du microbiote intestinal. Dans le cas des bactériocines, on observe qu’elles sont spécifiques à l’espèce du microbiote intestinal la plus similaire à l’espèce productrice. Pour l’antibiotique, on observe que son activité est plus étendue et affecte aussi les microorganismes adjacents.

Différences entre prébiotique, probiotique et antibiotique.

Vésicules membranaires extracellulaires : la nouvelle révolution dans le monde des vaccins?

Avec la situation actuelle d’antibiorésistance observée dans l’industrie de production animale, il est nécessaire d’explorer de nouvelles solutions. C’est dans ce contexte que le concept de la vaccination et la stimulation du système immunitaire de l’oiseau prennent toute leur importance. De nouvelles avancées en bactériologie ont démontré l’existence de structures qui joueraient un rôle important dans la croissance cellulaire, les vésicules membranaires extracellulaires (VMEs).

Alors qu’on étudie les vésicules depuis longtemps, les mécanismes de biosynthèse, leur composition et leur fonction ont été élucidés que récemment. Les VMEs sont connues pour être des nanoparticules produites par le métabolisme de la plupart des microorganismes, tels que les parasites et les bactéries. Généralement, les vésicules sont des structures rondes, de tailles variables, et sont libérées par le bourgeonnement des microorganismes en croissance. Les conditions de production de ces vésicules peuvent être diverses, soit optimales ou physiologiquement stressantes.

Grâce aux études récentes, il a été découvert que les VEMs représentent un nouveau mécanisme de sécrétion permettant la libération d’une multitude de molécules responsables de différentes fonctions chez les microorganismes, tels que la compétition entre bactéries, la survie, l’évasion et la modulation de la réponse immunitaire chez l’hôte. Il est considéré que dans les molécules d’importance on trouve des protéines et du matériel génétique (ADN) qui permettent l’activation et l’augmentation de la réponse immunitaire chez l’hôte. Cette dernière observation encourage fortement les chercheurs à utiliser les VEMs pour la mise au point de nouveaux vaccins. Contrairement à certains vaccins traditionnels, l’utilisation des VMEs garantit la sécurité de l’hôte, puisque ses composés ne sont que des particules du microorganisme et non pas le microorganisme lui-même, vivant ou atténué.

De plus, les VMEs peuvent être génétiquement modifiées afin de générer une réponse immunitaire spécifique chez l’hôte. Idéalement, cette alternative offre une approche positive, car on peut réduire la présence d’agents pathogènes dans les zones de production animale. Ce nouveau concept représente une approche innovante et moins coûteuse que le développement de vaccins traditionnels.

En considérant leurs avantages multiples, les vésicules membranaires extracellulaires semblent être une stratégie de prévention prometteuse pour l’industrie de production animale afin de prévenir les maladies tout en assurant la performance des animaux d’élevage.

La diminution de la résistance microbienne aux antibiotiques débute par la réduction de leur utilisation chez les animaux d’élevages. Par chance, diverses alternatives innovantes actuellement étudiées sont prometteuses. Le développement de ces dernières fait partie des missions principales de la Chaire en recherche avicole de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal dont la médecin vétérinaire et professeure Martine Boulianne en est titulaire. Bien qu’il soit encore trop tôt pour pouvoir recourir à ces alternatives, celles-ci seront testées sous peu en laboratoire dans l’espoir de proposer une solution à un problème de taille : l’antibiorésistance.

Alternatives
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