Québec, 16 avril 2026 – À l’heure où les enjeux agricoles sont régulièrement soulevés dans les discussions géopolitiques, les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ) rappellent que la production avicole contribue positivement à la vitalité et au développement économique du Québec. Dans le cadre de leur toute nouvelle campagne Notre élevage d’ici, qui met de l’avant la réalité des éleveurs du Québec, ils réaffirment l’importance de la gestion de l’offre et de la production locale.
Dans les coulisses de l’élevage de volailles
À travers la campagne Notre élevage d’ici, les Éleveurs de volailles du Québec souhaitent faire découvrir le quotidien de celles et ceux qui nourrissent le Québec. En mettant en lumière le savoir-faire et l’engagement des hommes et des femmes qui œuvrent au cœur de la production de poulets et de dindons, la campagne ouvre les portes des fermes et rappelle le rôle important de l’élevage de ces volailles pour l’occupation du territoire et l’autonomie alimentaire du Québec.
L’élevage de volailles, au cœur de nos régions
Depuis l’instauration de la gestion de l’offre dans les années 1970, la filière avicole joue un rôle structurant en assurant la stabilité économique des fermes, la sécurité alimentaire et génère des retombées économiques durables dans la plupart des régions du Québec.
Voici un portrait statistique de la production de poulets et de dindons au Québec :
- De l’Outaouais au Bas-Saint-Laurent, en passant par la Montérégie et la région de Québec, ce sont :
- Plus de 690 producteurs qui ont généré des revenus à la ferme de plus de 1 milliard de dollars, répartis dans les 249 municipalités différentes où ils ont installé leurs poulaillers.
- Deuxième plus grand producteur de poulets au Canada.
- 762 M$ de ventes de poulet et 44,2 M$ de ventes de dindon en supermarchés en 2025.
- Pour produire, les fermes s’approvisionnent auprès de 7 couvoirs pour plus de 230 millions de poussins et de dindonneaux par année et chez plus de 40 meuneries. Le Québec compte aussi une quinzaine d’usines de transformation qui doivent planifier et livrer aux consommateurs plus de 4,5 millions de poulets chaque semaine. Au total, cela représente plus de 27 547 emplois au Québec et cela contribue à hauteur de 3 milliards de dollars au PIB.
- Ces activités économiques sont réalisées sans recourir à des subventions gouvernementales à la production.
Campagne de sensibilisation sur la gestion de l’offre
Dans ce contexte, la campagne de sensibilisation des EVQ permet de réaffirmer l’importance de la gestion de l’offre comme un levier économique stratégique pour le Québec et un pilier de la vitalité des régions. Par cette initiative, l’organisation souhaite mettre en lumière le travail des producteurs et des productrices et souligner la pertinence de tous les acteurs de la filière qui contribuent à l’autonomie alimentaire du Québec.
La gestion de l’offre assure aux producteurs un revenu stable et prévisible, avec un prix qui reflète leur coût de production moyen. Cette stabilité économique permet aux producteurs d’investir avec confiance dans leurs exploitations. Elles soutiennent les économies locales en créant des emplois stables, renforçant par le fait même nos communautés rurales, essentielles à la production alimentaire de la province.
Un microsite notreelevage.ca regroupe de plus amples informations pour chacune des régions où la production de poulets et de dindons est réalisée. On y retrouve également des initiatives liées à la campagne, visant à informer et sensibiliser la population quant aux retombées économiques de la gestion de l’offre et des avantages qu’elle procure, notamment pour les consommateurs.
Des orientations claires pour soutenir la filière
Les Éleveurs de volailles du Québec demandent au gouvernement fédéral de ne faire aucune concession, dans le cadre de la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui pourrait fragiliser les entreprises agricoles locales, l’emploi ou l’occupation du territoire.
Cette mobilisation a notamment été réaffirmée par les membres des EVQ dans le cadre de leur assemblée générale annuelle, tenue les 14 et 15 avril, en présence notamment de Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Ils ont réitéré leurs priorités :
- Assurer la compétitivité des entreprises, notamment en demandant au gouvernement de rembourser les contributions des éleveurs au titre de la tarification du carbone.
- Assurer la pérennité des fermes par la mise en œuvre de programmes de démarrage et de relève viables à long terme.
Les échanges ont mis en lumière les défis à venir, mais aussi la volonté ferme des éleveurs de continuer à jouer un rôle clé dans l’autonomie alimentaire et l’économie des régions du Québec.
Citations
« Au Québec, les fermes avicoles sous gestion de l’offre sont majoritairement familiales et souvent exploitées par plusieurs générations. Les producteurs de poulets et de dindons élèvent leurs oiseaux selon les normes les plus élevées, assurant non seulement la salubrité alimentaire, mais aussi le bien-être des animaux. Maintenir le système actuel est essentiel pour protéger nos producteurs locaux, soutenir nos régions rurales et pour garantir à tous les Québécois l’accès à des volailles saines, produites localement selon des standards élevés. »
Benoît Fontaine, président des Éleveurs de volailles du Québec.
« Étant le premier maillon de la chaîne de production du poulet, les producteurs d’œufs d’incubation travaillent chaque jour avec rigueur afin d’offrir à toute la filière un produit de qualité, appuyé par un système de gestion de l’offre qui assure stabilité et prévisibilité. »
Gyslain Loyer, président de la Fédération des Producteurs d’œufs d’incubation du Québec.