Grippe aviaire

Les maladies à déclaration obligatoire, dont la grippe aviaire, constituent toujours un risque pour la santé et le bien-être de nos volailles. À cet égard, en 2015, l’épizootie de grippe aviaire en Colombie-Britannique et en Ontario a engendré des pertes évaluées à plusieurs centaines de millions de dollars pour l’industrie avicole canadienne. D’autres maladies infectieuses, telles que la laryngotrachéite et la mycoplasmose, peuvent également causer des pertes importantes dans les élevages avicoles.

Les Éleveurs de volailles du Québec continuent donc d’être à l’affût de ce problème de santé qui pourrait affecter le cheptel avicole québécois.

La grippe aviaire peut se transmettre aux élevages de plusieurs façons. Comme les différentes souches de virus peuvent survivre à l’air libre, les vecteurs possibles sont nombreux : les humains en contact avec les oiseaux, les équipements utilisés et, bien sûr, les fientes d’autres oiseaux infectés, dont la sauvagine. Devant la menace toujours présente de cas de grippe aviaire, avec ses conséquences importantes sur les plans sanitaire et économique, les Éleveurs de volailles du Québec ont joué et jouent encore un rôle de premier plan en vue d’élaborer des solutions applicables sur tout le territoire québécois. Afin de limiter les risques de transmission de maladies, les éleveurs de volailles respectent les exigences de biosécurité décrites dans les programmes de salubrité à la ferme.

Un outil de prévention privilégié : l’ÉQCMA

Les Éleveurs de volailles du Québec ont mis sur pied l’ÉQCMA (Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles) qui a permis aux intervenants de la filière avicole québécoise de se doter, dès 2005, d’un plan intégré de mesures d’urgence pour veiller à la santé du cheptel face à cette maladie à déclaration obligatoire, mais également à d’autres maladies avicoles d’importance.

L’ÉQCMA rassemble toutes les organisations concernées, soit les trois regroupements avicoles du Québec (volailles, œufs de consommation et d’incubation), les associations de la filière avicole (couvoiriers, abattoirs, acheteurs, industries de nutrition animale et céréalière), les vétérinaires, de même que les autorités gouvernementales provinciale et fédérale par l’entremise de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Cette équipe multidisciplinaire a élaboré un plan d’intervention qui fournit aux divers intervenants tous les outils et procédures nécessaires pour prévenir et minimiser les risques.

Voici les principales actions réalisées à ce jour :

  • plan de mesures d’urgence, avec calendrier de simulations;
  • ligne d’urgence 1 88-VOLAILLE en service en tout temps;
  • matériel d’intervention : 35 trousses d’urgence distribuées sur le territoire;
  • sessions de sensibilisation et de formation (ex. protocoles de biosécurité en situation d’urgence).

Pour information supplémentaire sur la grippe aviaire :

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