Projet de recherche sur l’élevage de poulets sans antibiotiques

Avril 2013

LONGUEUIL, le 24 avril 2013 – Les Éleveurs de volailles du Québec, l’Association des abattoirs avicoles du Québec (AAAQ), l’Association des acheteurs de volailles du Québec (AAVQ), l’AQINAC et Les Couvoiriers du Québec, en collaboration avec la Chaire de recherche avicole de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, viennent de terminer le projet Tests de production à grande échelle de poulets sans antibiotiques.

L’objectif principal était de vérifier s’il est économiquement possible d’élever des poulets sans antibiotiques ni anticoccidiens ajoutés à l’alimentation. Pour ce faire, des alternatives aux antimicrobiens ont été utilisées (huiles essentielles, extraits de plantes), mais surtout, une attention particulière aux premiers jours de vie du poussin et à la qualité de l’eau a été appliquée.

Huit éleveurs se sont portés volontaires et ont permis l’accès à deux poulaillers chacun, l’un avec des poulets élevés de façon conventionnelle et l’autre avec des poulets élevés sans antibiotiques. Pendant plus d’un an, ces éleveurs ont ainsi accepté de respecter un protocole de recherche et ont pris diverses mesures. De plus, Dres Martine Boulianne et Marie-Lou Gaucher, les deux chercheuses responsables du projet, ont régulièrement visité les poulaillers des fermes participantes afin de prélever des échantillons, évaluer l’état de santé des oiseaux et leurs performances de croissance.

Les résultats ont permis de constater qu’il est possible, sous certaines conditions, d’élever du poulet sans antibiotiques à un coût supérieur raisonnable par rapport à un élevage conventionnel. Par contre, il n’a pas été démontré que cela serait possible à grande échelle. En effet, alors que des fermes ont vu leurs oiseaux sans antibiotiques performer aussi bien que ceux élevés de façon conventionnelle, certaines fermes ont expérimenté à répétition des problèmes d’entérite, et ce, malgré une qualité de régie équivalente. Les chercheurs suspectent la présence sur ces fermes d’une flore bactérienne nuisible et des analyses plus poussées seront nécessaires pour comprendre ce phénomène et déterminer les facteurs clés de succès avant d’entreprendre l’élevage de poulets sans antibiotiques à plus grande échelle.

De plus, les nouvelles données ont, entre autres, permis d’acquérir une meilleure compréhension des besoins des poussins en bas âge et ont souligné l’importance d’une approche multifactorielle pour le maintien de la santé digestive de l’oiseau. Ces données seront fort utiles pour l’amélioration des méthodes d’élevages de l’industrie dans son ensemble.

Étant donné les résultats obtenus du projet, l’industrie va poursuivre ses efforts afin de diminuer l’utilisation des antibiotiques dans les élevages de poulets de chair. Rappelons que le test a été possible grâce au financement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, par l’entremise du Programme canadien d’adaptation agricole (PCAA). Au Québec, la part de ce programme destinée au secteur de la production agricole est gérée par le Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec.

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Information : Marylène Jutras
Agente de communication
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