Mémoire des ÉVQ à la CAPERN

Septembre 2011

Les éleveurs de volailles du Québec : catalyseurs des initiatives et du développement de la filière avicole

LONGUEUIL, le 1er septembre 2011 – Les Éleveurs de volailles du Québec ont déposé le 15 août dernier leur mémoire à la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles (CAPERN) dans le cadre de la consultation sur le Livre vert pour une politique bioalimentaire : Donner le goût du Québec.

Le mémoire des ÉVQ démontre tout d’abord leur rôle de catalyseur des initiatives et du développement de la filière avicole québécoise de même que leur importance économique incontournable. La production de volaille est une activité économique importante pour la province mais également pour l’ensemble des régions du Québec.

Quant aux orientations et objectifs applicables au secteur de la volaille contenus dans le Livre vert, les ÉVQ sont déjà actifs dans bien des secteurs identifiés comme la mise en valeur des produits québécois sains et sécuritaires, la rentabilité des fermes et le développement d’une filière compétitive de même que la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Les ÉVQ, par leurs activités, favorisent le développement de la filière en répondant à la demande des consommateurs ainsi que par le maintien de fermes familiales rentables et la génération de retombées en région.

Le Livre vert fait référence à plusieurs endroits à la question des circuits-courts de commercialisation. Les ÉVQ estiment qu’une gestion de l’offre équitable, efficace et transparente doit s’appuyer sur l’encadrement de la totalité de la production. Les marchés de niche sont déjà très bien desservis à même la mise en marché structurée.

Le renforcement de la capacité concurrentielle du secteur de la volaille au Québec constitue un élément fondamental du plan stratégique des ÉVQ pour les prochaines années. Beaucoup d’initiatives ont été mises en place par les ÉVQ en ce sens.

En ce qui concerne la gouvernance, les ÉVQ ont démontré leur capacité à prendre des actions pour le bien collectif de l’ensemble des éleveurs mais également au bénéfice de toute la filière avicole du Québec et la société. Dans ce contexte, la représentation au sein de leurs instances décisionnelles ne doit pas être modifiée.

En matière de valorisation du territoire, les ÉVQ ont adopté par le passé des règlements qui assurent le maintien d’une production de volaille dans certaines régions. La gestion de l’offre et la mise en marché collective sont les meilleurs outils pour maintenir des fermes en région et permettre une meilleure répartition des fermes à travers le territoire québécois.

Sur l’accréditation syndicale, il est clair que le rapport de force des agriculteurs ne peut passer par un autre canal qu’une organisation forte qui les représente. Le pouvoir de marché détenu par les multinationales de l’alimentation et les grandes entreprises de transformation rendent indispensable l’unité de tous les agriculteurs de la province. Le principe d’accréditation unique devrait donc être clairement réitéré. Aussi, la mise en marché collective a démontré son utilité et son effet structurant. La Loi sur la mise en marché des produits agricoles devrait être non seulement maintenue, mais renforcée à certains égards.

Les ÉVQ continueront non seulement d’agir dans l’intérêt collectif des éleveurs et de la filière avicole québécoise, mais leurs outils de mise en marché collective ont démontré également leur capacité à s’adapter au contexte global en évolution de même qu’à répondre à la demande des consommateurs et aux exigences de la société.

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Information : Marylène Jutras
Tél. 450 679-0540, poste 8245