Assemblée générale annuelle des Éleveurs de volailles du Québec 2015

Avril 2015

LONGUEUIL, le 21 avril 2015 – Environ 400 éleveurs et intervenants du secteur avicole québécois se sont réunis en assemblée générale annuelle le 15 avril dernier à Québec.

Les ÉVQ présentent un bilan positif de l’année 2014

Dans le cadre de leur assemblée annuelle, les Éleveurs de volailles du Québec ont présenté un portrait positif des marchés de la volaille au Québec. En effet, la production domestique de poulet au Québec a progressé de 2,3 % contre 2,1 % au Canada. Du côté de la concurrence, les prix du bœuf et du porc ont fortement augmenté à la suite des contraintes auxquelles ont été confrontées ces productions. Le poulet au Québec a su profiter de ce contexte favorable en augmentant le volume de ses ventes au détail de plus de 6,3 %, devançant légèrement la performance de l’ensemble du Canada. La production de dindon, quant à elle, a augmenté de 1,5 % comparativement à 2013. En épiceries, les ventes de découpes fraîches en 2014 ont presque doublé par rapport à 2013. « Nous constatons une amélioration continue du niveau de distribution ainsi qu’une volonté grandissante des bannières à promouvoir le dindon en circulaires », de se réjouir le président des ÉVQ, Pierre-Luc Leblanc.

Règlement sur la production et la mise en marché du poulet

Les ÉVQ ont fait rapport des nombreux progrès réalisés dans le dossier du Règlement sur la production et la mise en marché du poulet à la suite de la décision rendue en avril 2014 par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Un projet de modifications réglementaires dont le but est de répondre à ses indications, tout en permettant aux ÉVQ d’atteindre leurs objectifs, a été déposé à la Régie en mars 2015. Ce projet de règlement encadre plus étroitement les locations de quota et comprend plusieurs innovations, notamment à l’égard des nouveaux éleveurs. Les ÉVQ ont annoncé que les transferts de quotas de poulet pourront reprendre dès que les nouvelles dispositions de ce projet auront reçu l’approbation de la Régie.

Programmes de soins aux animaux et de salubrité à la ferme

Les ÉVQ accordent une très grande importance au bien-être des animaux. Ils se sont placés au cœur des actions menées par le comité sur le bien-être animal de la filière avicole formé de représentants des couvoiriers, des meuniers, des éleveurs, des transporteurs, des attrapeurs et des transformateurs. Le comité a produit plusieurs documents, à l’intention des membres de la filière, destinés à sensibiliser et à prévenir toute déviation aux règles établies. Le comité dont la mission est d’identifier des points critiques en matière de bien-être animal poursuivra son travail en 2015. « Le comité se penchera au cours de la prochaine année sur différents projets dont le matériel de formation continue sur l’euthanasie des dindons, le projet de recherche intitulé Facteurs de risque associés au problème de mauvais emplumement chez le poulet et le plan de mesures d’urgence de la filière avicole », de préciser M. Leblanc.

D’autre part, les certifications PASAF (Programme d’assurance de la salubrité des aliments à la ferme) et PSA (Programme de soins aux animaux) des fermes du Québec sont maintenant complétées. Les éleveurs de poulet du Québec se conforment quotidiennement aux exigences de ces programmes qui assurent l’atteinte des plus hauts standards de qualité. Quant aux éleveurs de dindon, la presque la totalité (97 %) est certifiée selon le PSAF (Programme de salubrité des aliments à la ferme) et le PST (Programme de soin des troupeaux).

Production de poulets élevés sans antibiotiques

Dans la foulée des études pour la production à grande échelle de poulets élevés sans antibiotiques qui furent complétés en 2013, une nouvelle méthode de démarrage, le poussin Podium, a été mise en place en 2014. Celle-ci vise à stimuler la vitalité des poussins et à favoriser leur croissance. D’autre part, la filière avicole a mis fin en mai 2014 à l’utilisation préventive des antibiotiques utilisés en médecine humaine de catégorie 1 dans l’élevage du poulet et du dindon, autant au couvoir qu’à la ferme. Cette initiative démontre qu’il est possible de faire des avancées dans le domaine de l’utilisation responsable des antibiotiques.

« C’est un pas dans la bonne direction qui nous donne une longueur d’avance sur les États-Unis dans l’élimination progressive des antibiotiques », d’affirmer le président des ÉVQ. D’autres innovations sont à prévoir à moyen et à long terme dans ce dossier. À cet égard, les ÉVQ ont donné le feu vert à un projet de recherche sur le contrôle de l’entérite nécrotique qui sera réalisé en 2015, en partenariat avec les universités de Guelph et de Montréal.

Croissance différenciée

Le dossier de la croissance différenciée a franchi une étape importante en 2014. Les dix offices provinciaux ont signé une entente en novembre 2014 qui établit les règles pour la répartition de la croissance de la production entre les provinces. Cette entente est basée sur une formule reflétant les avantages comparatifs de chacune des provinces, conformément à ce que demandait le Conseil des produits agricoles du Canada. Elle établit ainsi un équilibre entre l’historique de production d’une province et son niveau de compétitivité par rapport à une autre. Bien que cette formule soit en application depuis le 2 novembre 2014, il reste à l’intégrer à l’entente opérationnelle, qui devra être ratifiée par les régies provinciales.

Gestion de l’offre et commerce international

Les négociations entre les pays membres du Partenariat transpacifique (PTP) se sont poursuivies en 2014. Elles pourraient s’accélérer en 2015, augmentant ainsi les pressions exercées sur le gouvernement fédéral par les autres pays membres. Les ÉVQ ont réitéré leurs préoccupations face à ces négociations qu’ils suivent de très près. Ils ont aussi réaffirmé leur détermination à travailler avec le GO5 et le SM5 sur le dossier du maintien intégral de la gestion de l’offre. Celle-ci est bonne pour les consommateurs et l’ensemble des contribuables canadiens. Les ÉVQ entendent bien le prouver.

Les Éleveurs de volailles du Québec totalisent 817 éleveurs de poulet et de dindon. En 2014, ils comptaient 756 éleveurs de poulet, dont la part de marché canadienne était de 27 %, générant des recettes à la ferme de 647 millions de dollars. Les 136 éleveurs de dindon québécois, quant à eux, généraient des revenus à la ferme de 83 millions de dollars et produisaient environ 22,4 % de la production canadienne.

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Information : Marylène Jutras

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