Assemblée générale annuelle 2011 des Éleveurs de volailles du Québec

Avril 2011

Nous sommes les artisans de demain

 LONGUEUIL, le 21 avril 2011– « L’année qui vient de s’écouler a été riche d’activités et de grandes avancées avec, en trame de fond, les célébrations de notre 40e anniversaire. Un des points forts de l’année constitue assurément la mise en œuvre de nos plans stratégiques pour la production de poulet et de dindon, qui ont déjà commencé à donner des résultats. Rappelons que l’amélioration de la compétitivité de nos élevages et le développement des marchés québécois et canadien figurent parmi les objectifs prioritaires de ces plans stratégiques. »

C’est en ces termes que s’est adressé le nouveau président des Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ), M. Jean‑Paul Bouchard, aux quelque 400 éleveurs et intervenants de l’industrie avicole québécoise présents à l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue à Trois-Rivières hier. Avant d’aborder les dossiers de l’heure, le nouveau président a tenu à remercier M. Martin Dufresne pour tout le travail qu’il accompli durant ses années à la tête des ÉVQ. « Martin a marqué de façon très positive l’histoire de notre organisation. Je suis heureux qu’il ait décidé de continuer de représenter les éleveurs au niveau national, soit aux Producteurs de poulet du Canada. »

Signature de deux ententes clés pour l’industrie

L’année 2011 a commencé par une réalisation importante. Les ÉVQ ont conclu une entente historique avec l’Associations des abattoirs avicoles du Québec, les Chicken Farmers of Ontario et l’Association of Ontario Chicken Processors le 26 janvier 2011. Cette entente harmonise la gestion des garanties d’approvisionnement au Québec et en Ontario de façon à stabiliser l’approvisionnement des usines de transformation. Aux dires du nouveau président, « il s’agit d’un grand pas vers une efficacité accrue. Les effets de cette entente nous rendront plus compétitifs et contribueront à stimuler la croissance de la production de poulet au Québec. »

Cette entente constitue la pierre d’assise de la Convention de mise en marché conclue entre les ÉVQ et l’Association des abattoirs avicoles du Québec.

La convention corrige certaines lacunes qui ont été identifiées au fil du temps et apporte des précisions à la convention de 2004, à savoir :

  •  le maintien de garanties d’approvisionnement des abattoirs du Québec, telle que prévues à la convention de 1998 et à la sentence arbitrale de 2004;
  • conformément à l’esprit de la décision 9328 de la RMAAQ, les abattoirs devront abattre au minimum 75 % de leurs achats dans leurs propres installations;
  • les acheteurs devront abattre ou faire abattre au Québec au minimum 90 % de leurs achats;
  • une réduction importante des frais de gestion de la convention pour les ÉVQ;
  • tous les éleveurs pourront mettre en marché directement à la ferme des poulets éviscérés jusqu’à un maximum de 15 000 kilogrammes vifs par période et de 250 000 kilogrammes vifs pour l’ensemble des éleveurs;
  • protection d’un volume minimum garanti aux abattoirs.

La convention intègre aussi de nouveaux éléments :

  • tous les éleveurs pourront mettre en marché directement à la ferme des poulets éviscérés jusqu’à un maximum de 15 000 kilogrammes vifs par période et de 250 000 kilogrammes vifs pour l’ensemble des éleveurs;
  • la garantie de paiement des acheteurs est dorénavant basée sur les achats courants plutôt qu’historiques;
  • croissance prioritaire pour les abattoirs dont le VAG est inférieur à 2 500 000 kilogrammes;
  • croissance différenciée accessible à tous les abattoirs;
  • protection d’un VAG minimum aux abattoirs.

Les principes qui ont guidé les ÉVQ dans la négociation de cette convention sont les suivants :

  • mettre en place des conditions générales d’approvisionnement des abattoirs qui permettront d’accélérer la croissance de la production dans les prochaines années;
  • amener le maintien et renforcer la position concurrentielle de l’industrie du Québec par rapport aux autres provinces et aux produits importés;
  • permettre une croissance variable des parts de marchés des abattoirs;
  • assurer une mise en marché efficace et ordonnée du poulet au Québec;
  • ne pas nuire au commerce interprovincial du poulet vivant.

 « La convention devrait entrée en vigueur à l’automne 2011 et nous souhaitons qu’elle bénéficie alors de l’adhésion de tous les membres de l’Association des acheteurs de volailles du Québec. », de préciser M. Bouchard.

Renforcement de la filière

Une autre belle réussite cette année a été le renforcement de la filière avicole dans le domaine de la biosécurité. L’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles est devenue un instrument incontournable pour la biosécurité des fermes de volailles. Cet organisme, lancé à l’initiative des ÉVQ, regroupe tant les autorités gouvernementales que les principales organisations de la filière avicole et de la santé animale du Québec. Autre exemple de renforcement de la filière : le projet de tests de production à grande échelle de poulet sans antibiotiques, développé en 2010 et dont le démarrage se fera tôt en 2011.

Bien-être animal

Le soin aux animaux constitue également une des préoccupations des ÉVQ. Ainsi, ils ont accueilli à leur assemblée générale annuelle deux conférenciers de renom pour présenter l’enjeu du bien-être animal. M. Maurice Fillion, consultant, formateur et conférencier de l’Institut de formation en communication Mire, a prononcé une conférence intitulée Protéger sa réputation?; alors que le Dr Eloualid Benabid, médecin vétérinaire chez Olymel, a expliqué en quoi le bien-être animal représente un enjeu incontournable pour l’industrie avicole.

Dossiers de l’UPA

Les ÉVQ ont accueilli à leur assemblée générale annuelle le premier vice-président de l’UPA, M. Pierre Lemieux. Ce dernier a abordé bon nombre de dossiers traités à l’UPA dont la main-d’œuvre agricole, l’accord sur le commerce intérieur, l’UPA du futur, les négociations à l’OMC, le Livre vert et la future Politique agricole et alimentaire québécoise et la caractérisation des fumiers.

Conclusion

« L’histoire se poursuit et si on regarde l’année qui vient de s’écouler, on réalise qu’elle a été particulièrement riche d’enjeux et de défis.Tous ces progrès démontrent bien les mérites de notre système de mise en marché et notre volonté qu’il demeure dynamique. La gestion de l’offre est une option gagnante pour toute la société et nous devons continuer à la promouvoir avec nos partenaires québécois, canadiens et internationaux. », a conclu M. Bouchard.

Composition du comité exécutif 2011

Le 19 avril dernier, les membres du conseil d’administration des Éleveurs de volailles du Québec ont procédé aux élections pour combler les postes au sein du comité exécutif. La composition du comité exécutif 2011 est la suivante :

  • Président : Jean-Paul Bouchard
  • 1er vice-président : Yves Campeau
  • 2e vice-président : Magella Pépin
  • Membre : Léon Gagnon
  • Membre : Carole Girard

Les Éleveurs de volailles du Québec totalisent 828 éleveurs de poulet et de dindon. En 2010, ils comptaient 764 éleveurs de poulet, dont la part de marché canadienne était de 27,1 %, générant des recettes à la ferme de 531 millions de dollars par année. Les 137 éleveurs de dindon québécois, quant à eux, généraient des revenus à la ferme de près de 67 millions de dollars par année et produisaient environ 21,9 % de la production canadienne. Depuis 2004, rappelons que le poulet est la viande la plus consommée au Canada. Les Canadiens consomment en moyenne 31,7 kilogrammes de poulet par année.

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Source et information : Marylène Jutras, agente de communication

Tél. : 450 679-0540, poste 8245