Souveraineté alimentaire
Tous peuvent le constater : l’ouverture des marchés entre les pays a été un échec dans le secteur agroalimentaire. Cette voie n’a pas du tout résolu les problèmes. Au contraire. Toujours plus de populations souffrent de la faim et des millions d’agriculteurs à travers le monde ne peuvent vivre de leur production. En fait, il apparaît nettement que c’est l’ouverture des marchés qui cause problème et qu’il faut plutôt emprunter la voie de la souveraineté alimentaire pour rétablir l’équilibre.
Des appuis grandissants
Le concept de souveraineté alimentaire, soit le droit pour un peuple de définir l’ensemble de ses politiques agroalimentaires, a été discuté publiquement pour la première fois en 1996. C’était lors du Sommet mondial de l’alimentation organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Depuis, la souveraineté alimentaire ne cesse de recevoir des appuis. Un nombre grandissant d’individus, d’agriculteurs, de leaders politiques et d’organisations diverses y voient un droit à respecter et une voie à emprunter face aux conséquences néfastes engendrées par l’ouverture des marchés.
Souveraineté alimentaire et gestion de l’offre
Au Québec, ce concept a pris beaucoup d’ampleur en 2007 lors de la tenue du Rendez-vous pour la souveraineté alimentaire auquel plus de 40 organisations québécoises et canadiennes provenant de différentes sphères d’activités ont participé. En appui à la gestion de l’offre comme moyen éprouvé pour exercer ce droit, elles ont signé une déclaration invitant les autorités gouvernementales à faire de la souveraineté alimentaire la pierre angulaire de leurs politiques agroalimentaires.
Encore plus récemment, en 2009, un forum réunissant des membres du GO5 Coalition pour un modèle agricole équitable et de la Coalition pour la souveraineté alimentaire ont permis de formuler des propositions concrètes pour influer sur l’orientation des accords de commerce international en cours de négociations à l’OMC.






