Protection de l'environnement

En aviculture, comme dans toutes les autres sphères d’activités, la prise de conscience des enjeux environnementaux n’a cessé de croître au fil du temps. Les éleveurs, de façon proactive, ont adapté leurs façons de faire à cet égard. Ils appliquent avec diligence le Règlement sur les exploitations agricoles (REA) et visent sans cesse, et avec succès, à optimiser leurs pratiques agroenvironnementales.

Règlement sur les exploitations agricoles (REA)

En premier lieu, les éleveurs participent à la protection de l’environnement en menant leurs activités dans le respect du Règlement sur les exploitations agricoles. Le REA, qui s’adresse à l’ensemble des productions agricoles du Québec, « vise à améliorer et à protéger les eaux de surface, notamment celle des lacs et des cours d’eau […]. Il prévoit que les déjections animales et les autres matières fertilisantes produites ou utilisées par une entreprise agricole soient entreposées et épandues adéquatement. » (1)

Les modes d’entreposage des matières fertilisantes permis par la réglementation et le suivi exercé par les éleveurs assurent une protection efficace de l’environnement.

Protocole de caractérisation - Méthode de la chaudière

Explications sur la méthode de la chaudière

Bonnes pratiques agroenvironnementales

Les bonnes pratiques agroenvironnementales des éleveurs de volailles du Québec, appliquées de façon volontaire et qui surpassent souvent la réglementation en vigueur, ont été évaluées dans le Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec.

Ce portrait, couvrant la période 1998 à 2007, est une initiative du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).

Voici les bonnes pratiques observées dans l’élevage de la volaille :

  • Réduction de la pollution par le phosphore
    Le secteur de la volaille compte parmi les secteurs qui ont grandement contribué à la réduction du phosphore, un élément que l’on retrouve dans le fumier et qui est nuisible si on le retrouve en trop grande quantité.

    En effet, les éleveurs ont réduit de façon importante les charges fertilisantes en phosphore en adoptant, entre autres, de nouvelles pratiques pour nourrir les poulets et les dindons. La phytase, une enzyme ajoutée à l’alimentation des volailles, améliore l’assimilation du phosphore chez les volailles et permet de réduire les rejets de phosphore dans les fumiers. Cet élément nutritif bénéfique est à l’origine des améliorations notables indiquées dans le Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec. On y rapporte que maintenant plus de la moitié des entreprises avicoles ont recours à la phytase : entre 1998 et 2007, la proportion est passée de 3 % à 58 %. (2)

  • Réduction des odeurs
    La réduction des odeurs est une autre façon pour les éleveurs d’exercer leur métier en harmonie avec le milieu environnant. Les améliorations apportées au stockage des fumiers en utilisant une toiture et l’installation d’écrans boisés qui agissent comme brise-odeurs sont au nombre des moyens adoptés. À titre indicatif, dans ce dernier cas, un écran boisé était présent dans 7 % des unités agricoles en 1998 alors que la proportion avait augmenté à 33 % en 2007. (3)

Les éleveurs de volailles bénéficient de ressources spécialisées qui les accompagnent dans leurs efforts pour protéger l’environnement. C’est le cas, entre autres, des clubs-conseils en agroenvironnement. Le programme Prime-Vert du MAPAQ offre, pour sa part, un précieux soutien financier.

  1. Site Internet du ministère du Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques.
  2. Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Union des producteurs agricoles (UPA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Encart technique Les fermes du Québec – Vers des pratiques agroenvironnementales de plus en plus vertes.
  3. Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Union des producteurs agricoles (UPA) et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Évolution de la situation au Québec de 1998 à 2007 - Suivi 2007 du Portrait agroenvironnemental des fermes du Québec.

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