Historique

Les années 1970-1980 : Déployer les ailes

L’élevage de volailles au Québec ne date pas d’hier. D’abord artisanal et destiné aux besoins de la ferme familiale, l’élevage s’est transformé en une industrie naissante au milieu du XXe siècle. Mais rapidement cette industrie a connu une crise majeure alors que, au cours des années 60, une mise en marché désordonnée accompagnée de très fortes variations de prix ont secoué la production. Une telle instabilité a entraîné des difficultés sévères pour les éleveurs et plusieurs ont dû abandonner leur production.

Adoption du premier plan conjoint

Une telle situation devait être corrigée et la réponse des éleveurs a été déterminante : en 1970, ils ont adopté la formule du plan conjoint. Basé sur le principe de la gestion de l’offre, ce mode de gestion de la production faisait déjà ses preuves dans d’autres productions agricoles québécoises et canadiennes. C’est alors le début d’une nouvelle ère pour les éleveurs de volailles du Québec qui adoptent le fonctionnement par quotas de production et qui établissent dorénavant des conventions commerciales avec les abattoirs avicoles.

Participation à la création des offices canadiens

Rapidement, les dirigeants de la Fédération des producteurs de volailles du Québec déploient des efforts au niveau canadien pour que l’ensemble des provinces emboîtent le pas. Les éleveurs québécois participeront activement à la création des offices canadiens de commercialisation du dindon et du poulet au milieu des années 70. C’est ainsi que naîtra un système d’allocations de production dans lequel une province obtient un niveau de production déterminé.

Succès rapides

La nouvelle organisation de la production porte rapidement ses fruits. Au cours des années qui suivent, les prix connaîtront la stabilité recherchée pour soutenir une production ordonnée. De plus, les consommateurs seront au rendez-vous alors que des niveaux record de ventes seront atteints au cours des années 80.

 

Les années 1990-2000 : Prendre son envol

L’industrie prend un véritable envol au cours des décennies qui suivent. Déterminés et compétents, les éleveurs de volaille du Québec amènent leur industrie à de nouveaux sommets tout en faisant face à de nouveaux défis.

Nouvelle forme d’entente à l’échelle canadienne

Au plan canadien, ils seront les initiateurs d’une nouvelle forme d’entente nationale sur les allocations de production de poulet entre les provinces. Cette approche novatrice qui regroupe trois grandes régions (Est, Centre et Ouest) gouverne encore aujourd’hui l’établissement des niveaux de production à l’échelle canadienne.

Industrie intégrée

Les Éleveurs de volailles du Québec sont aussi des partenaires de l’ensemble de l’industrie avicole qui se veut de plus en plus intégrée. Entre les éleveurs, les transformateurs et les détaillants, une dynamique s’installe et donne lieu à des collaborations qui apporteront des bénéfices dans des domaines aussi divers que la recherche, la commercialisation et le développement de produits de niche.

Santé et bien-être des animaux

Ces années verront également apparaître un intérêt grandissant pour la salubrité et la biosécurité à la ferme. La santé des oiseaux a évidemment toujours été une priorité et des pas de plus seront franchis avec la mise en oeuvre du Programme d’assurance de la salubrité des aliments à la ferme (PASAF) et le Programme de soins aux animaux (PSA). C’est d’ailleurs pour souligner toute l’importance accordée au bien-être des oiseaux que, au milieu des années 2000, la Fédération des producteurs de volailles du Québec adoptera le nom de Éleveurs de volailles du Québec.

Commerce international

Aujourd’hui, plusieurs estiment que les éleveurs de volailles du Québec se sont dotés d’une des belles productions agricoles québécoises. En pleine possession de leurs moyens et ouverts à l’innovation, les éleveurs offrent une viande santé qui rejoint les préoccupations et les goûts des consommateurs. Le poulet est la viande la plus consommée au Québec et la production de dindon atteint de nouveaux sommets.

Mais ces acquis sont menacés par les négociations en cours à l’OMC et sur le Partenariat transpacifique. Depuis quelques années, des intérêts commerciaux s’activent et exercent des pressions pour libéraliser les marchés de façon à inclure l’ensemble des produits alimentaires. À cet égard, les éleveurs de volailles du Québec se sont activement joints à des coalitions déterminées à faire valoir et à défendre les nombreux avantages de la gestion de l’offre et le droit à la souveraineté alimentaire.

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